Отрывок из романа Les Choses, 1965 Georges Perec. Для работы над Imparfait и описанием местности.

Ils vivaient dans un appartement minuscule et charmant, au plafond bas, qui donnait sur un jardin. Et se souvenant de leur chambre de bonne – un couloir sombre et étroit, surchauffé, aux odeurs tenaces – ils y vécurent d’abord dans une sorte d’ivresse, renouvelée chaque matin par le pépiement des oiseaux. Ils ouvraient les fenêtres, et, pendant de longues minutes, parfaitement heureux, ils regardaient leur cour. La maison était vieille, non point croulante encore, mais vétuste, lézardée. Les couloirs et les escaliers étaient étroits et sales, suintant d’humidité, imprégnés de fumées graisseuses. Mais entre deux grands arbres et cinq jardinets minuscules, de formes irrégulières, pour la plupart à l’abandon, mais riches de gazon rare, de fleurs en pots, de buissons, de statues naïves même, circulait une allée de gros pavés irréguliers, qui donnait au tout un air de campagne. C’était l’un de ces rares endroits à Paris où il pouvait arriver, certains jours d’automne, après la pluie, que montât du sol une odeur, presque puissante, de forêt, d’humus, de feuilles pourrissantes.

                                                                                                             G. Perec, Les Choses, 1965

Vocabulaire

donner sur – выходить на

chambre de bonne – комната прислуги

surchauffé – слишком жаркое

tenace – устойчивый

vécurent (passé simple du verbe vivre) – жили

le pépiement – щебетание, чириканье

non point croulante encore – еще не обрушивающийся

vétuste – ветхий, обветшалый

lézardée – потрескавшийся

suintant – сочащийся

imprégnés – пропитанный

jardinets – палисадник

de gros pavés – крупная брусчатка

qui donnait au tout un air de campagne – которая придавала всему деревенский вид

montât (passé simple du verbe monter) – поднимать

humus – перегной


 

 

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